La contrepartie de liberté de l’indépendant est la perte de sa protection salariale : pas d’employeur pour absorber un litige avec un client, pas de service RH pour gérer un arrêt de travail ou un congé maternité.
Deux imprévus peuvent survenir : une erreur professionnelle, et un événement de vie qui suspend temporairement l’activité.
Résumé
- La RC Pro couvre les dommages causés à un tiers. Elle est obligatoire pour certaines professions réglementées, recommandée pour les autres.
- Son coût moyen va de 200 € à 300 € par an, avec des offres en ligne dès 13 €/mois sans engagement.
- Maladie, accident, maternité ou paternité : la Sécurité sociale des indépendants prévoit des indemnités, mais souvent plus faibles et plus tardives que pour un salarié.
- Une prévoyance complémentaire permet de sécuriser un revenu en cas d’arrêt de travail.
Réponse rapide : comment se protéger concrètement ?
Contre une erreur professionnelle, l’auto-entrepreneur souscrit une RC Pro, qui couvre les dommages matériels, immatériels ou corporels causés à un tiers. Contre la perte de revenu liée à un arrêt de travail (maladie, accident, maternité, etc.), il peut s’appuyer sur les indemnités de la CPAM et, pour compléter, souscrire une prévoyance.
La RC Pro protège-t-elle contre les erreurs professionnelles ?
Un développeur perd les données d’un client, un consultant donne un mauvais conseil qui cause un préjudice financier : sans assurance, c’est le patrimoine personnel de l’indépendant qui peut être engagé.
Que couvre-t-elle et pour qui est-elle obligatoire ?
Elle prend en charge les dommages causés à un tiers : perte de données, préjudice financier, mauvaise exécution d’une prestation. Elle est obligatoire pour les professions réglementées (médecins, avocats, experts-comptables) et facultative pour les autres activités. Elle est de plus en plus exigée par les clients, avant signature de contrat, ce qui la rend indispensable.
Combien coûte une RC Pro ?
Le tarif dépend de l’activité, du statut, du chiffre d’affaires et des options choisies : en moyenne entre 250 € et 300 € par an. Chez Orus, les tarifs démarrent autour de 13 €/mois, avec souscription en ligne, attestation en quelques minutes et, pour une grande partie des activités, aucun engagement de durée.
Arrêt de travail : quelles spécificités en tant qu’indépendant ?
Contrairement au salarié, l’indépendant ne bénéficie pas d’un maintien de salaire versé par son employeur.
Quelles indemnités pour un indépendant ?
En cas d’arrêt de travail, l’indépendant peut percevoir des indemnités journalières (IJ) versées par l’Assurance Maladie, sous certaines conditions. Contrairement au salarié, il ne bénéficie pas du maintien de salaire de son employeur. Le montant des IJ dépend notamment de son statut et de ses revenus, par ailleurs les IJ restent plafonnées. Un délai de carence de 3 jours s’applique généralement avant leur versement.
Quelle erreur peut faire perdre les indemnités ?
Facturer pendant la période indemnisée : l’activité doit être totalement suspendue pour que la CPAM reconnaisse l’arrêt, quel qu’en soit le motif.
Pourquoi une prévoyance complémentaire ?
Face au plafonnement des indemnités CPAM, une prévoyance permet de compléter le revenu pendant un arrêt de travail, et de couvrir des risques que la Sécurité sociale ne prend pas en charge, comme l’invalidité. À noter qu’avec le dispositif Madelin, la prévoyance peut permettre aux travailleurs indépendants de déduire leurs cotisations de leur revenu imposable.
Pourquoi ces deux protections répondent à la même logique ?
Ces sujets qui ne semblent rien avoir en commun montrent la réalité de l’entrepreneuriat indépendant : en l’absence d’un cadre salarial, chaque risque doit être anticipé individuellement. Une assurance bien choisie, une trésorerie de précaution et une bonne connaissance de ses droits suffisent souvent à transformer un imprévu en simple parenthèse.
Dans tous les cas, le réflexe est le même : il faut s’informer avant que l’imprévu ne survienne.



